title. Les étudiants de Brno

date. Work in Progress

city. Budapest/Brussel/Brno

type. Documentary

 

Au début des années 1930, un certain nombre d'étudiants juifs hongrois sont allé  étudier en Tchécoslovaquie, à la Deutsche Technische Hochschule à Brno. Ils faisaient partie d'une Diaspora exclue des universités par la loi du Numérus Clausus en vigueur en Hongrie qui limitait le nombre d'étudiants juifs. En conséquence, des milliers d'étudiants juifs hongrois, ceux qui pouvaient se le permettre, ont quitté leur pays pour pouvoir étudier en Tchécoslovaquie, en Suisse, en Italie, en France ou même en Allemagne.  

 

L'histoire des étudiants de Brno, sur lesquelles le documentaire se concentre, est particulière de plusieurs façons.  

 

Après la première guerre mondiale, Brno est devenue l'une des villes les plus dynamiques et les plus modernes en Europe le centre européen de l'industrie textile et du travail du cuir. Les langues officielles étaient l'allemand et le tchèque. La croissance économique et les investissements publics ont permis de renforcer les activités de construction dans les années 20 et Brno est devenu l'un des noyaux du «modernisme blanc».  

 

En 1919, un département d'architecture et de construction a été créé à la Technische Hochschule.  De nombreux juifs hongrois s'y sont inscrits au début des années 30, ainsi que dans les facultés d'ingénierie, de chimie et du textile.  

 

L'université de Brno a non seulement accepté ces étudiants, mais les a accueillis chaleureusement. Ils ont pu s'inscrire en tant que «Hongrois» plutôt qu'en tant que «Juifs», ce qu'ils ont beaucoup apprécié, car le plupart d'entre eux n'avaient pas d'attache religieuse forte. Ils s'identifiaient plutôt comme communistes, et un certain nombre d'entre eux étaient membres du mouvement des « étudiants rouges» . 

 

Le documentaire suit la vie de certaines des personnalités clés parmi les étudiants de Brno à travers le récit qu'en font leurs enfants encore vivants (et dans certains cas, d'autres membres de leur famille). Après leurs études, certains d'entre eux sont partis à Paris, à Zurich ou en Bolivie, certains ont participé activement à la guerre civile espagnole, d'autres sont revenus en Hongrie où ils ont été emprisonnés en tant qu'activistes communistes. Par la suite, beaucoup d'entre eux ont connu un chemin remarquable, sont devenus bien connus dans leur profession, ont même montré des réalisations exceptionnelles dans leurs domaines d'intérêt. Mais de façon intéressante, ils ont eu tendance à cacher leur origine juive, même à leurs enfants.